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Machines à capsules

Capsules rechargeables, franchement

Une machine à capsules entourée de capsules et d'une tasse
Photo by Sam Basun on Pexels

J’ai utilisé des capsules rechargeables assez longtemps pour être juste avec elles, et assez longtemps pour arrêter.

Ce qu’elles corrigent vraiment

L’économie n’est pas discutable. Une capsule contient 5 g et coûte 35 à 50 centimes, soit 70 à 100 euros le kilo. Des grains que vous auriez envie de boire sont à 25 ou 40. Recharger transforme une habitude coûteuse en habitude ordinaire en quelques semaines.

Et la poubelle cesse de se remplir d’aluminium. Quoi qu’on pense des filières de recyclage des capsules, ne pas produire le déchet vaut mieux que le trier.

Ce qu’elles vous rendent

Un travail. Chaque matin, vous moulez, vous dosez dans un petit godet, vous tassez avec un petit tamper, vous posez un couvercle, vous chargez. Puis vous nettoyez.

Cela fait quatre-vingt-dix secondes, et quatre-vingt-dix secondes, c’est précisément ce que la machine était censée vous épargner. L’argument d’une machine à capsules n’est pas que le café est excellent, c’est que vous obtenez du café sans participer. Recharger supprime l’argument.

Où ça coince vraiment

Sans moulin, ça ne marche pas. Le pré-moulu est trop gros pour le lit minuscule d’une capsule : l’eau file et vous obtenez un liquide brun et chaud. Il vous faut un moulin capable de tenir un réglage fin, c’est-à-dire un vrai achat.

La dose reste à 5 ou 6 g. Le format ne se dépasse pas. Quoi que vous mettiez dedans, vous faites une petite boisson mince sous une pression choisie par la machine.

La régularité est plus difficile que sur une vraie machine. Un lit minuscule ne pardonne rien, le couvercle ferme imparfaitement, et les canaux sont invisibles jusqu’à la dégustation.

La conclusion à laquelle j’arrive toujours

Si vous n’avez pas de moulin, achetez de meilleures compatibles et profitez de la machine pour ce qu’elle est.

Si vous avez un moulin, vous êtes à une machine à porte-filtre d’un espresso qui ne serait plus limité à 6 g, et l’argent passé en rechargeables et en bons grains vous y aurait presque amené. C’est la version honnête du conseil, même si elle sonne comme une vente additionnelle.

L’exception, et elle est réelle : un bureau, une location saisonnière, une maison où une personne veut un espresso et où personne d’autre n’apprendra une machine. Là, les rechargeables sont le meilleur compromis disponible, et elles valent chacune de ces quatre-vingt-dix secondes.

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