Machines à capsules
Capsules compatibles : ce qui change dedans

La machine n’est pas la variable
Une machine à capsules perfore, pousse de l’eau à une pression qu’elle a décidée, et éjecte. Elle le fait de manière identique quel que soit le contenu. Toutes les différences en tasse viennent donc de la capsule, et il n’y a que quatre choses qui varient.
1. La dose
Les originales contiennent environ 5 à 5,5 g. Les compatibles vont de 5 à 7 g, et quelques versions « intenses » vont plus loin en tassant davantage la même coque.
Plus de café pour le même volume d’eau donne une tasse plus forte et plus lourde. Cela veut aussi dire plus de résistance, et une capsule trop remplie peut ralentir le débit au point que la machine coupe l’extraction.
2. La mouture
Plus fine, plus d’extraction, plus de corps, et plus de risque de boucher la grille de sortie. Les compatibles moulent souvent un peu plus gros que les originales pour rester sûres sur toute la gamme de machines qu’elles annoncent, et c’est une des raisons pour lesquelles une compatible peut paraître plus mince même avec une dose plus élevée.
3. Le filtre, et la coque
Les originales en aluminium utilisent un opercule perforé par la machine et une plaque filtrante moulée. Les compatibles en plastique utilisent une grille plastique ou un disque de papier. Le papier retient davantage de fines et d’huiles, donc il donne une tasse plus nette et plus légère, plus proche du filtre que de l’espresso.
Les coques compostables sont le cas intéressant : elles se comportent comme du plastique dans la machine, et comme rien d’autre en rayon, parce qu’elles respirent.
4. Depuis combien de temps elle respire
C’est celle que personne n’imprime sur la boîte. Aluminium plus opercule scellé, c’est une barrière à l’oxygène pendant des mois. Une coque plastique avec un opercule pelable, non : elle laisse entrer l’oxygène lentement, et une capsule sortie d’un carton vieux de trois mois s’évente depuis trois mois.
C’est l’essentiel de la raison pour laquelle une compatible paraît plate plutôt que mauvaise. Ce n’est pas un défaut, c’est un emballage qui travaille moins.
Bien acheter
- Préférez l’aluminium quand c’est possible, pour le scellage plutôt que pour le métal.
- Cherchez une date de torréfaction, pas seulement une DLUO. Presque personne n’en imprime, et les marques qui le font vous disent quelque chose.
- Achetez de petites boîtes souvent plutôt que cent d’un coup.
- Jugez une marque sur deux capsules issues de deux boîtes différentes, parce que la régularité d’un lot à l’autre est exactement là où les compatibles bon marché échouent.
Frequently asked
- Les capsules compatibles abîment-elles la machine ?
- Une capsule bien faite, non. Une coque mal moulée peut bloquer la plaque de perforation ou laisser des fragments dans la chambre, et une capsule trop haute force le mécanisme de fermeture. Si une marque coince deux fois, changez de marque plutôt que de régler la machine.
- Pourquoi la même capsule est-elle meilleure sur une machine que sur une autre ?
- La pression et le volume d'eau diffèrent selon les modèles, et les machines anciennes perforent autrement. Une capsule calibrée pour une pompe de 19 bars à 25 ml se comportera différemment sur une machine qui délivre 40 ml par défaut.
À lire ensuite
Capsules rechargeables, franchement
Une capsule rechargeable règle le déchet et le prix, et vous rend un travail que la machine faisait. Que cet échange vaille le coup dépend d'une seule chose.
Capsules de café : le coût par tasse et la question des déchets
Une capsule contient environ cinq grammes de café. Ramenez le prix au kilogramme et le chiffre cesse d'être petit.
Dosettes ou capsules : la différence que personne n'explique
Une dosette est un disque de papier à norme ouverte. Une capsule est un contenant scellé propre à une marque. Cela décide du prix, du choix et des déchets.