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Présentation

Présentation de l'AeroPress Original

Des mains enfoncent le piston d'une AeroPress Original dans un mug en verre rempli de café, sur un plan de travail au soleil
Photo: AeroPress

Pas encore testé Cette fiche présente le produit d’après la fiche technique du fabricant et l’usage auquel il est destiné. Nous ne l’avons pas encore passé sur le banc, donc il n’a pas de note.

Pour une personne qui fait un mug à la fois et veut une cafetière tolérante et transportable ; un foyer qui veut une verseuse doit chercher ailleurs.

Ce qu’il promet

  • Immersion et piston : l'extraction s'arrête quand vous pressez, pas quand le lit se vide
  • Polypropylène sans bisphénol A, environ 220 g avec la cuillère et la spatule : elle voyage
  • Le microfiltre papier dans le bouchon donne une tasse nette, sans dépôt
  • Le joint en silicone, seule pièce qui s'use, se retire et se vend à part

À peser avant d’acheter

  • 295 ml au maximum : un mug par pressée, ou un concentré à allonger
  • Un filtre papier à chaque fois, sauf à acheter le filtre inox en plus
  • La méthode inversée, très répandue, est fortement déconseillée par le fabricant

Ce que c’est

L’AeroPress Original, c’est une chambre en plastique, un piston terminé par un joint en silicone et un bouchon à visser qui tient un petit filtre papier rond. Le café et l’eau infusent dans la chambre, puis le piston pousse le liquide à travers le papier, dans la tasse posée dessous. La marque annonce une chambre de 10 onces, soit environ 295 ml, un corps en polypropylène et un poids d’environ 220 g avec la cuillère doseuse et la spatule fournies. Son prix public aux États-Unis est de 39,95 $. La boutique officielle affiche ses prix en dollars : en France, le prix dépend du revendeur.

C’est aussi le produit qui a donné son nom à l’entreprise. Alan Adler l’a présentée au salon Coffee Fest de Seattle en novembre 2005, et sa forme n’a presque pas changé. Sa matière, si : le fabricant a abandonné le polycarbonate en 2009 à cause des inquiétudes sur le bisphénol A, et l’Original est en polypropylène depuis 2014.

Comment elle fonctionne

La page de la méthode AeroPress détaille la technique. Pour décider d’un achat, seul le principe compte. Dans un cône à filtre, c’est la gravité qui décide de la fin de l’extraction, et la mouture qui décide de la vitesse de la gravité. Dans une AeroPress, l’eau reste sur le café jusqu’à ce que vous pressiez : le temps de contact devient un chiffre que vous choisissez. C’est pour cela qu’elle pardonne une mouture un peu à côté, et qu’elle s’accommode d’un moulin modeste ou d’un café déjà moulu mieux qu’une V60.

Le papier fait le reste. Il retient les fines et l’essentiel des huiles, si bien que la tasse est plus nette et moins corsée qu’à la cafetière à piston, tandis que l’immersion la garde plus ronde que la plupart des pour over. La marque la présente comme un mélange de cafetière à piston, de pour over et d’espresso. Les deux premiers tiennent. Le troisième, non : une main sur un piston produit une petite fraction de la pression d’une machine espresso, et une infusion courte et dense donne un concentré, pas un espresso avec sa crema. C’est une bonne base pour une boisson lactée, et c’est la façon honnête de la décrire.

295 ml, un mug

Le chiffre de 10 onces décrit la chambre, pas la tasse. Selon le fabricant, l’Original fait une portion de 295 ml, ou jusqu’à trois doses de concentré à allonger. Concrètement, un mug par pressée. Pour deux, il faut un concentré et une bouilloire, ou presser deux fois.

C’est le point principal à peser. La marque vend une Original XL à 79,95 $ aux États-Unis, avec une chambre de 20 onces (environ 590 ml) et une carafe, pour deux à quatre tasses. Pour un foyer qui veut du café pour plusieurs personnes chaque matin, celle-ci ou un cône de pour over est un meilleur point de départ.

Le bouchon prend les filtres papier de taille standard, il faut donc en avoir une réserve. La marque vend aussi un filtre en inox en accessoire. Il supprime le consommable et laisse passer davantage d’huiles et de fines, ce qui rapproche la tasse de celle d’une cafetière à piston.

Faite pour voyager

Le polypropylène explique pourquoi c’est la cafetière qu’on emporte. La marque la dit incassable et annonce environ 185 g pour l’emporter en déplacement : chambre, piston, bouchon et filtres, sans la cuillère ni la spatule. Une fois emboîtée, elle mesure environ 13 cm de haut pour 11 cm de large.

Vérifiez vos tasses. L’Original se pose sur un récipient dont l’ouverture intérieure fait entre 67 et 95 mm, et le fabricant déconseille de presser dans un verre à paroi fine. La pièce d’usure est le joint du piston : la marque le vend seul et conseille de ranger la cafetière piston enfoncé jusqu’au bout, pour ne pas laisser le joint comprimé. Elle passe au lave-vaisselle dans le panier du haut, mais un rinçage suffit en général, puisque le piston essuie la chambre en descendant. La garantie est d’un an.

La méthode inversée

Une variante très répandue consiste à monter la cafetière à l’envers, à la remplir, puis à la retourner sur la tasse avant de presser, pour que rien ne goutte pendant l’infusion. La FAQ du fabricant la déconseille fortement : une AeroPress retournée et pleine d’eau chaude est moins stable et peut basculer. La méthode standard laisse passer quelques gouttes pour une tasse très proche, et notre recette standard est écrite pour elle.

Pour qui, et pour qui pas

Elle convient à une personne qui fait un mug à la fois et veut un outil difficile à rater : une première cafetière, celle du bureau, ou celle qui part dans le sac. Elle convient mieux qu’une V60 à qui n’a pas de bon moulin, et à qui aime expérimenter, puisque dose, mouture, temps d’infusion et filtre se changent sans rien acheter d’autre.

Elle ne convient pas à qui veut une verseuse pour la table, à qui espère un espresso sans machine, ni à qui refuse d’acheter des filtres. Dans la gamme, la Clear coûte 49,95 $ aux États-Unis pour la même taille en Tritan, un plastique transparent : le supplément paie la vue sur l’infusion, pas une autre tasse. Hors de la gamme, une cafetière moka fait un café plus serré et plus corsé pour un prix comparable, sans papier. En échange, moins de contrôle, un feu, et l’amertume qui vient d’une chauffe mal menée.