Présentation
Présentation de la cafetière Bodum Chambord 8 tasses

Pas encore testé Cette fiche présente le produit d’après la fiche technique du fabricant et l’usage auquel il est destiné. Nous ne l’avons pas encore passé sur le banc, donc il n’a pas de note.
Pour qui veut une cafetière à piston classique et réparable, pour deux à quatre mugs, et la vide dès l'infusion terminée, pas pour qui veut garder le café chaud dans le pot.
Ce qu’il promet
- Bécher en verre borosilicate et piston en inox, simples à nettoyer
- Le couvercle pivote pour fermer le bec pendant l'infusion
- Le verre de la 8 tasses se vend seul : une casse coûte une pièce, pas une cafetière
- 49,90 € chez Bodum, pour un dessin qui n'a presque pas changé en plusieurs décennies
À peser avant d’acheter
- Le verre simple paroi perd sa chaleur plus vite qu'une cafetière inox à double paroi
- Huit tasses Bodum font environ 12 cl chacune : trois ou quatre mugs, pas huit
- Un seul tamis laisse passer plus de dépôt qu'une cafetière à second filtre fin
Ce que c’est
Une cafetière à piston d’un litre, avec un bécher en verre borosilicate, une armature et un couvercle en inox chromé, une poignée en polypropylène et un piston en inox, affichée 49,90 € sur la boutique française de Bodum, qui la signale en rupture au moment où nous écrivons. On la trouve aussi chez de nombreux revendeurs.
La fiche est courte parce que la méthode est courte. L’eau et la mouture grossière restent ensemble quatre minutes, un tamis repousse le marc au fond, et l’on verse. Pas de pompe, pas de papier, pas de réglage. Tout ce que la cafetière fait bien ou mal tient à la façon dont elle garde l’eau, sépare le marc et vieillit.
La Chambord est la version de cette idée que la plupart des gens ont en tête. Bodum la fait descendre de la Melior à couvercle en dôme fabriquée en France par Martin, une entreprise qu’elle dit avoir rachetée en 1991, et la silhouette n’a guère bougé depuis. Cette continuité est le premier argument en sa faveur, et il est pratique plutôt que nostalgique.
Ce que veut dire « 8 tasses »
Bodum compte en tasses d’environ 12 cl. Huit tasses, c’est le litre annoncé sur la boîte, et en pratique trois ou quatre mugs une fois laissée la marge que Bodum demande en haut du verre.
Le calcul mérite d’être fait avant l’achat. Au ratio de 1:15 de la page méthode, 900 ml d’eau demandent 60 g de café, ce qui fait beaucoup de grains pour une personne un jour de semaine. Pour un seul mug, les petites tailles de la même gamme sont plus logiques. Pour deux personnes, ou pour une grande cafetière le week-end, c’est la bonne taille.
Le verre, et la chaleur qu’il laisse partir
Le borosilicate est le bon verre pour une cafetière à piston. Il encaisse l’eau bouillante sans se fendre sous le choc, il ne garde pas le goût des cafés précédents, et il laisse voir la croûte se former et le lit se poser, ce qui renseigne mieux qu’un minuteur.
Ce qu’il ne fait pas, c’est isoler. Une seule paroi de verre et un couvercle en acier cèdent la chaleur plus vite qu’une cafetière inox à double paroi, et sur quatre minutes cela compte moins qu’on ne le croit : la température baisse, mais toute la mouture subit la même baisse. Là où cela compte, c’est après. Le café laissé dans une cafetière en verre devient tiède, et le café laissé sur le marc continue d’extraire et durcit. La page de la méthode recommande de transvaser juste après avoir pressé, et avec une Chambord ce n’est pas un conseil facultatif.
Le verre casse, aussi. Bodum vend le bécher de la 8 tasses comme pièce de rechange, et l’armature est faite pour en recevoir un neuf. C’est le vrai argument face à une cafetière moins chère dont le pot est collé.
Le couvercle et le tamis
Le couvercle pivote pour fermer le bec pendant l’infusion et l’ouvrir au service. Un détail, qui garde un peu de chaleur et évite que la croûte déborde quand on déplace la cafetière.
Le piston porte un tamis en inox. Un filtre métallique laisse passer les huiles et les fines que le papier retient, c’est-à-dire le corps pour lequel on achète une cafetière à piston et le dépôt dont on se passerait. Certaines cafetières plus récentes ajoutent un second filtre, plus fin, pour réduire ce dépôt. La Chambord compte sur un seul tamis et sur votre moulin : une mouture grossière et régulière, et l’écumage décrit sur la page méthode, font le travail qu’un second filtre ferait. Si votre moulin produit beaucoup de fines, l’article sur les réglages de mouture par méthode explique pourquoi on les retrouve au fond de la tasse.
Face à quoi elle se place
En dessous, des cafetières à armature plastique coûtent une fraction du prix, font le même café et cassent à plus d’endroits. Au-dessus, les cafetières inox à double paroi gardent le café chaud plus longtemps et survivent à une chute, pour plusieurs fois le prix, et celles qui ont un second filtre fin servent une tasse plus nette. La Chambord se tient volontairement entre les deux : du verre pour voir, de l’acier pour durer, et des pièces pour réparer.
Pour qui, et pour qui pas
Achetez-la si vous préparez deux à quatre mugs à la fois, si vous videz la cafetière dès l’infusion terminée, et si vous voulez pouvoir la réparer avec une pièce plutôt que la remplacer. C’est aussi une première méthode raisonnable pour débuter, parce qu’elle pardonne presque tout, sauf une mauvaise mouture. La recette de la cafetière à piston pour deux fait une bonne première cafetière.
Ne l’achetez pas si vous voulez que le café reste chaud dans le pot une demi-heure, si la cafetière doit voyager dans un sac, ou si vous ne supportez aucun dépôt. Une cafetière inox à double paroi répond aux deux premiers points, un filtre papier au troisième.